Le sénateur UMP Alain Fouché a demandé le mardi 4 septembre 2012 dans un communiqué "un prix unique" pour les éthylotests désormais obligatoires et le report au 1er janvier de l'entrée en vigueur de l'amende en cas d'infraction.

"C'est une mauvaise mesure mais puisqu'elle est mise en place, il faut l'aménager et reporter au 1er janvier (l'entrée en vigueur de l'infraction) au lieu du 1er novembre prévu initialement afin que chaque automobiliste ait eu lieu de s'équiper convenablement", souligne le sénateur de la Vienne.

"Le prix des éthylotests est très inégal suivant les départements, et sur les sites internet concernés il y a une véritable flambée des prix. Il faut fixer un prix unique", ajoute-t-il.

Depuis le 1er juillet, chaque véhicule à moteur circulant sur les routes françaises, à l'exception des cyclomoteurs (moins de 50 cm3 et 45 km/h maximum), doit être équipé d'un éthylotest chimique ou électronique.

En cas d'infraction, la sanction sera une amende de 11 euros, qui n'entrera en vigueur qu'au 1er novembre 2012.

Les automobilistes peuvent choisir entre le modèle électronique (à partir de 100 euros), réutilisable et toujours disponible sur le marché, ou chimique et jetable. Le prix de ces derniers appareils est théoriquement de 1 à 1,50 euro, selon la Sécurité routière, mais les prix ont commencé à flamber et la pénurie menace.

Le marché des éthylotests chimiques est tenu par deux fabricants qui sont les seuls dont les appareils sont homologués aux normes françaises, un français, Contralco, et un sud-africain, Red Line Products, qui distribuent ensuite leurs produits à des intermédiaires commerciaux ou les vendent en direct.