Cet été, les conducteurs français pourront se procurer des éthylotests pour un euro. Cette opération lancée par le gouvernement et soutenue par les pharmaciens et les fabricants, vise à faire diminuer le nombre de tués sur les routes.
Près d'un tiers des tués sur la route en 2003 l'ont été à cause de l'alcool. Pour faire baisser ce chiffre "inacceptable", le ministre des Transports, Gilles de Robien, avec le soutien des pharmaciens et de fabricants, a lancé mardi une campagne "éthylotest à un euro".
Les pharmacies participant à l'opération doivent recevoir avant jeudi un présentoir de comptoir comprenant 20 éthylotests accompagnés d'une fiche d'information rappelant l'intérêt de l'éthylotest et alertant sur les dangers de l'alcool au volant. L'éthylotest chimique mesure le taux d'alcoolémie présent dans l'air expiré et permet au conducteur de situer son état par rapport à la limite autorisée de 0,5 g/l de sang.
100 000 condamnations
Des affiches seront également distribuées dans les pharmacies du pays et des messages publicitaires diffusés sur les radios généralement écoutées par les jeunes. Le délégué interministériel à la Sécurité routière Rémy Heitz a estimé que l'opération doit servir de "piqûre de rappel", rappelant que le nombre de dépistages préventifs est passé 2003 de 6,2 millions en 2002 à 7 millions en 2003, et que "plus de 100 000 condamnations ont été prononcées par les tribunaux" en 2003.
Depuis le décret du 11 juillet 2003, tout conducteur encourt un retrait de six points de permis (contre trois points auparavant) en cas de dépassement du taux maximal d'alcoolémie autorisés. La peine maximum encourue est de dix ans de prison, 150 000 euros d'amende et jusqu'à dix ans de suspension de permis en cas d'homicide volontaire par un conducteur en état d'alcoolémie positive avec une circonstance aggravante.