Face aux nouvelles difficultés d'approvisionnement, plusieurs voix ont alerté les pouvoirs publics et notamment la Sécurité routière. Selon Challenges, le directeur marketing de Contralco, le principal fabricant français qui représente 80% des ventes d'éthylotests à usage unique en France, a prévenu dès septembre les responsables de cet organisme étatique que la société ne pourrait satisfaire la demande. En clair, un report de quatre mois de la mise en œuvre des sanctions au 1er Mars. 

Du côté du ministère de l'Intérieur, c'est le sénateur de Haute-Garonne, Jean-Jacques Mirassou, qui aurait averti Manuel Valls, invoquant des problèmes d'approvisionnement, selon lui, "désormais critiques dans la région""L'origine de cette pénurie se trouve dans le manque de préparation. Les capacités de production auraient dû être évaluées en amont", estime-t-il. Avant d'avancer : "On ne pourra échapper à un report de la date limite du 1er novembre"

Contactée, la Sécurité routière rappelle que l'alcool cause 30,8% des morts sur les routes et que l'objectif premier des éthylotests est de changer les comportements.