Des éthylotests chimiques vendus 5 €, d’autres électroniques à 10 € : gare à l’arnaque ! Au 1er juillet 2012, tout conducteur devant disposer d’un éthylotest dans son véhicule, certains vendeurs malhonnêtes en profitent pour vendre des appareils non conformes. En un mois, 19 500 de ces éthylotests hors la loi, en provenance de Chine et destinés aux particuliers, ont été saisis par les douanes à Roissy, Paris, Marseille et Lyon.

Dernière saisie en date, à l’aéroport de Nice, mi-mai : 1 700 appareils achetés 1 € l’unité à Hong-Kong par un importateur varois, qui comptait les revendre jusqu’à 100 €. Jacqueline Plantier, chef de la Mission d’analyse de risque et d’orientation des contrôles à la Direction générale des douanes et des droits indirects, indiquait à l’AFP qu’aucun des importateurs mis en cause n’avait pu fournir de document de conformité. Tous les appareils saisis sont voués à la destruction.

 Prudence, surtout sur Internet

Des éthylotests chimiques hors de prix ou, à l’inverse, des électroniques proposés à des tarifs défiant toute concurrence : 60 Millions de Consommateurs a récemment tiré la sonnette d’alarme. « Sur Internet, on a repéré des alcootests chimiques normalement vendus à 1 € et proposés à 5 €, des appareils numériques mis en vente à 10 € alors que ces équipements coûtent aux environs de 100 €, précise le magazine, cité par Le Parisien de ce jour. Certains produits utilisent de façon frauduleuse les sigles de la Sécurité routière. »

Comment être certain d’acheter un éthylotest approprié ? Se référer à la mention « conforme à la norme NF, validé par le Laboratoire national d’essais (LNE) », indiquent les autorités. Et pour être sûr que cette mention n’est pas frauduleuse, la liste des fabricants certifiés est disponible sur le site du LNE.