Théoriquement, on devait tous s’en procurer avant le 1er juillet. Pour cause de pénurie, la date a été repoussée au 1er novembre. Mais acheter un éthylotest relevait hier encore de la mission quasi impossible. On en a cherché à la pharmacie des Archives à Paris, au supermarché Casino de Colombiers (Hérault), à la pharmacie Messent à Orsay (Essonne), au bar-tabac le Chien qui fume à Amiens (Somme) et à la station-service Agip de Saint-Priest (Rhône).

Chou blanc! Partout, les présentoirs sont vides. Hier, il n’y avait guère que le centre Leclerc de Flers (Orne) qui en avait encore en rayon : un lot de 500 était arrivé dans la matinée.

La rengaine est la même quasiment partout : « Depuis début juillet on n’a plus d’éthylotests. Les gens nous en demandent tous les jours, mais pour l’instant on ne sait pas quoi leur répondre. Les fournisseurs ne donnent pas de délais. » Ceux annoncés sur des sites de vente en ligne courent jusqu’à 120 jours, ce qui conduit au-delà du 1er novembre et expose donc à être verbalisé par les forces de l’ordre. Malgré tout, la Sécurité routière, que nous avons sollicitée, n’envisage pas de nouveau délai : « Pas question de repousser la date limite. Au 1er novembre, 100 millions d’éthylotests auront été mis sur le marché, faites le calcul sur la population française, tout le monde devrait pouvoir s’en être procuré. D’autant que d’autres fournisseurs sont en cours de certification par le LNE, ce qui pourrait offrir un apport supplémentaire sur le marché. »